Et si notre motivation dépendait de notre alimentation ?

Il n’y a pas de relation simple, linéaire entre le besoin et la motivation” (R. Richterich,Les motivations à l’écriture et à la lecture en langue étrangère Fr. Monde, déc. 1974, no109, p.21 – www. lalanguefrancaise.com) 

J’ai besoin de faire du sport – mais je ne suis pas motivé(e).

J’ai besoin d’avancer sur ce dossier – mais je ne suis pas motivé(e).

J’ai besoin de changer les choses – mais je ne suis pas motivé(e).

Trois neuromédiateurs interviennent dans le processus de la motivation

La dopamine : un neuromédiateur qui nous donne l’envie, l’idée, la pulsion. Elle nous rend plus sensibles à la récompense, elle amplifie la perspective des bénéfices. En insuffisance, il y a apathie, des difficultés à se lever le matin, du mal à commencer une action, un manque de concentration, un sommeil agité, une absence  de nouveau projets, moins de créativité… 

 

La noradrénaline : c’est l’impulsion, l’effet starter “je passe à l’acte”. Lorsque nous faisons face à quelque chose difficile à faire, la noradrénaline permet de faire face à la difficulté, à mobiliser l’énergie nécessaire à l’action. En insuffisance : nous ne persévérons pas, nous sommes vite découragés, avons un sentiment de ne pas être à la hauteur et nous sommes moralement fatigués.

 

La sérotonine : c’est l’hormone du bonheur; et comme tout est une question d’équilibre, elle freine les pulsions incontrôlées (p.ex de sucre), les excès en tout genre, les comportements impulsifs voire agressifs. La plupart des antidépresseurs agissent au niveau de la sérotonine. Concernant la motivation, la sérotonine va alléger la perception de l’effort que demande une action. En insuffisance de sérotonine, nous sommes irritables, impatients, susceptibles, vite agacés, sujets aux changements d’humeurs, facilement dépendants… 

L’alimentation a un rôle fondamental dans la production de ces neurotransmetteurs.

Pour la dopamine et la noradrénaline : des aliments riches en acides aminés (protéines) tyrosine et phénylalanine le matin et le midi : amandes, dinde, poisson, céréales complètes ou semi-comlplètes, fromages de brebis ou de chèvre, légumineuses, graines de courge…

Exit donc le café -croissant / baguette blanche / brioche le matin et la salade verte simple le midi si vous voulez avoir un taux optimal de dopamine et de noradrénaline.  

Pour la sérotonine : des aliments riches en acide aminé tryptophane l’après-midi : tous les fruits à coque amandes, noisettes, noix…, la banane. La sérotonine sera métabolisée le soir venu en mélatonine….l’hormone du sommeil. On évite donc le croissant ou les biscottes de l’après-midi.  

80% de la sérotonine étant produite dans les intestins grâce à certaines espèces du microbiote, un microbiote équilibré est très important.

Consommez des aliments riches en prébiotiques et probiotiques, évitez les aliments néfastes pour le microbiote : sucres raffinés, aliments frits, gratinés, brunis, alcool en excès, produits industriels, ultratransformés… si vous avez une intolérance alimentaire ; limitez au maximum les aliments en question.  

Enfin, privilégiez une alimentation riche en co-facteurs qui permettent une synthèse et un métabolisme optimal de ces trois neurotransmetteurs : les vitamines du groupe B, la vitamine C, la vitamine E, les omega-3, le magnésium, le cuivre, le zinc, le fer.  

Sources:

  • ADNR Formations 
  • Institutducerveau-icm.org 
  • Lanutrition.fr  

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