Santé mentale et microbiote

Ce n'est pas sans raison qu'on dit que les intestins sont notre deuxième cerveau

Le microbiote digestif ce sont 100 000 milliards de bactéries, un écosystème où vivent en symbiose jusqu’à 1 000 espèces bactériennes tout au long du tube digestif.  

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Quand la flore intestinale est équilibrée, les bonnes bactéries empêchent les mauvaises de proliférer. Elles jouent notamment un rôle protecteur de la paroi intestinale, entretiennent un bon système immunitaire et régulent l’inflammation. 

En revanche en cas de déséquilibre du microbiote, c’est la dysbiose. Les bactéries pathogènes se développent, l’intestin devient poreux, une inflammation chronique silencieuse est susceptible de se déclencher provoquant de nombreuses perturbations, tant au niveau des intestins, qu’à distance, dans notre organisme.  

Or l'intestin transmets en permanence des informations au cerveau et vis-versa, notamment par le nerf vague.

C’est un nerf qui relie quasiment tous les viscères au cerveau.  

Or, des études ont démontré que certaines bactéries de nos intestins ont des effets sur l’humeur.  

D’autre part, un microbiote équilibré permettra : la production de la sérotonine (l’hormone du bonheur), la réduction de l’inflammation chronique silencieuse qui se propage dans l’organisme (y compris dans le cerveau), ainsi que la production des vitamines du groupe B indispensables au bon fonctionnement du système nerveux.  

De plus en plus d’études font le lien entre dépression et déséquilibre du microbiote (source : pasteur.frEffect of gut microbiota on depressive-like behaviors in mice is mediated by the endocannabinoid system, Nature Communications, 11 décembre 2020.)

 

Dans cette étude, les chercheurs ont démontré qu’en transférant simplement par voie orale le microbiote d’un animal présentant des troubles de l’humeur à un animal en bonne santé, suffisait à induire un état dépressif chez ce dernier. 

Concrètement

Tout d’abord, il va falloir limiter les destructeurs du microbiote : l’alcool en excès, le tabac, le stress, les polluants (en utilisant des matériaux les plus sains possibles), l’alimentation industrielle, le sucre raffiné, la sédentarité ou au contraire le sport en excès, les aliments frits, gratinés, les graisses trans, les graisses saturées en excès, éviter au maximum les aliments auxquels nous sommes intolérants… 

Privilégier des aliments bruts, de saison, du bio à bon escient, des fibres à hauteur de nos capacités digestives, des produits céraliers complets ou semi-complets bio, des fruits à coque et des graines, plus d’omega-3 moins d’omega 6, plus d’antioxydants, des fruits et légumes crus ou cuit vapeur, du repos, du sommeil, de l’activité physique modérée… 

Et parce que parfois nous avons besoin d’un coup de pouce, lors d’un accompagnement en naturopathie nous agissons sur l’ensemble des facteurs à la fois: réduction du stress, amélioration du sommeil, amélioration de l’hygiène de vie, alimentation adaptée, création d’un terrain favorable pour permettre à une flore intestinale saine de se développer. Ensuite nous allons agir sur l’inflammation et la porosité intestinale,  puis réensemencer le microbiote avec des probiotiques contenant des souches spécifiques choisies. 

P.S : Evidemment, si votre médecin vous a prescrit des antidépresseurs ou des anxiolytiques, ne les remplacez pas par des probiotiques 😉

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